Deux techniques pour sublimer les sourcils, deux rendus très différents. Découvrez ce qui sépare l’effet poudré de l’effet poil à poil.
Dans l’univers du maquillage semi-permanent des sourcils, la beauté du regard passe par une ligne de sourcils parfaitement dessinée. Deux techniques de dermopigmentation se distinguent aujourd’hui : le microblading et le microshading. Bien que souvent confondues, elles présentent des différences notables, tant sur le rendu visuel que sur la méthode employée, le type de peau ciblée ou la tenue des pigments.
Ces deux techniques permettent de redessiner, intensifier et maquiller durablement les sourcils, pour un résultat très naturel ou plus sophistiqué selon les préférences. Découvrons ensemble ces procédés de précision qui subliment le regard et peuvent être associés à d’autres soins comme l’épilation, la teinture, voire la pose d’eyeliner ou de cils.
Le microblading est une technique manuelle de tatouage des sourcils, qui consiste à insérer des pigments dans la peau à l’aide d’un stylet muni de fines lames. Ce geste précis permet de tracer des traits très fins, semblables à des poils, pour redessiner les sourcils avec un effet très naturel.
Cette méthode de maquillage permanent est particulièrement appréciée pour son rendu “poil à poil”, qui crée l’illusion de sourcils fournis, bien structurés, sans effet trop maquillé. Le microblading est idéal pour les personnes ayant des sourcils clairsemés, asymétriques ou ayant perdu en densité avec le temps.
Chaque séance inclut généralement une retouche environ 4 à 6 semaines après la première intervention, afin d’ajuster la teinte, la forme ou l’intensité du contour des sourcils.
Le microblading s’adresse à celles et ceux qui souhaitent un résultat discret, proche du sourcil naturel. Cette technique est idéale pour :
Le microblading convient aussi très bien aux peaux normales à sèches, qui retiennent mieux les pigments. Pour les peaux grasses ou réactives, où le tatouage peut s’estomper plus vite, des techniques comme le microshading sont parfois plus adaptées.
Le microblading est une solution parfaite pour des sourcils parfaits, dessinés avec minutie et élégance, sans excès. Il peut être combiné à d’autres prestations comme l’épilation, la teinture ou la pose de liner, pour un regard structuré et durable.
Le microshading est une autre forme de maquillage permanent des sourcils, qui offre un rendu plus doux, poudré et maquillé. Contrairement au tracé “poil à poil” du microblading, le microshading reproduit l’effet d’un maquillage réalisé avec une teinte de crayon ou de poudre, grâce à une série de micro-points implantés sous la peau.
La technique est réalisée avec un dermographe, un appareil électrique précis, qui diffuse les pigments de manière homogène. Cela crée un dégradé subtil et flouté, idéal pour intensifier le regard sans en durcir les traits.
Le microshading est recommandé pour les personnes souhaitant un effet maquillé longue tenue, ou pour celles ayant une peau grasse ou sensible. C’est aussi une excellente alternative au tatouage des sourcils classique, souvent plus intense.
Cette technique, très prisée dans les instituts, s’adresse à toutes celles qui veulent des sourcils nets, équilibrés, et visiblement maquillés, sans avoir à utiliser crayon ou teinture chaque jour. Elle peut également s’accompagner d’autres soins comme la pose de cils, l’application d’eyeliner, ou l’entretien de la ligne de sourcils par épilation.
Le microshading est la solution idéale pour les personnes en quête d’un sourcil uniforme, maquillé et structuré, sans avoir à se maquiller chaque jour. Cette technique convient particulièrement :
Le microshading est également plébiscité par celles qui ont déjà un bon volume de poils naturels mais souhaitent densifier leur ligne, corriger de légères asymétries ou intensifier leur regard avec un effet flouté.
Cette technique est parfaite pour offrir un regard doux et soigné, tout en assurant un résultat longue tenue, résistant aux frottements, à l’eau et au maquillage quotidien. Un excellent choix pour les femmes actives ou sportives, en quête de praticité et d’élégance.
Bien qu’elles diffèrent dans leur technique et leur rendu, le microblading et le microshading partagent plusieurs caractéristiques fondamentales. Toutes deux s’inscrivent dans le domaine du maquillage semi-permanent des sourcils, une prestation de plus en plus recherchée en institut pour ses résultats durables et personnalisés.
Voici leurs principaux points communs :
L’un des critères les plus importants dans le choix entre microblading et microshading réside dans le rendu visuel final. Chaque technique offre un style bien distinct, qui répond à des attentes esthétiques différentes.
Le microblading crée un rendu extrêmement réaliste, imitant les poils naturels. Chaque trait est dessiné manuellement pour suivre la courbe du sourcil, ce qui donne l’illusion d’un sourcil fourni, net et bien dessiné, sans effet maquillé. Le résultat est idéal pour celles qui recherchent un effet discret, naturel et structuré.
Le microshading, quant à lui, reproduit l’apparence d’un maquillage léger, comme si les sourcils avaient été dessinés au crayon ou à l’ombre. L’effet est plus uniforme, doux et flouté, avec une intensité graduelle, souvent plus marquée vers la queue du sourcil. C’est une solution parfaite pour obtenir des sourcils sophistiqués, même sans maquillage.
Bien que proches dans leur objectif, le microblading et le microshading n’impliquent pas exactement le même processus de cicatrisation. Pour les praticiennes comme pour les clientes, il est important de bien comprendre ces différences afin d’assurer un suivi adapté et un résultat optimal.
Le microblading, réalisé manuellement avec une lame fine, provoque de micro-incisions plus superficielles mais bien définies. La cicatrisation peut parfois être plus visible, notamment si la peau est fine ou réactive. On observe souvent une desquamation légère entre le 4e et le 7e jour, avec un léger effet “croûtes fines”. La couleur peut paraître plus foncée les premiers jours, puis s’éclaircir après cicatrisation.
Le microshading, quant à lui, utilise un dermographe pour implanter des pigments sous forme de micro-points diffus. Cette technique étant plus douce, la cicatrisation est généralement plus homogène et moins marquée. La peau réagit peu, ce qui en fait une méthode particulièrement adaptée aux peaux sensibles. Le résultat reste plus stable et s’estompe plus progressivement au fil du temps.
Dans les deux cas, il va falloir respecter un protocole de soins post-traitement :
Bien accompagné, le processus de cicatrisation se passe généralement très bien. C’est aussi un point clé abordé lors des formations CB Formation, afin d’apprendre à gérer le suivi client avec professionnalisme.
Les techniques de microblading et de microshading ne mobilisent pas les mêmes outils, ce qui influe directement sur le geste, la précision et le rendu final. Pour les professionnels de l’esthétique, bien maîtriser ces instruments est essentiel pour garantir sécurité, hygiène et résultat optimal.
Le microblading est réalisé à l’aide d’un stylet manuel équipé d’une micro-lame. Cette lame, composée de plusieurs aiguilles très fines alignées, permet d’inciser légèrement la peau pour y déposer le pigment. Le geste est précis, minutieux, et demande une excellente dextérité. L’aspect artisanal de cette méthode nécessite un vrai savoir-faire et une formation spécifique, notamment pour adapter la pression et la profondeur des traits.
Le microshading s’effectue à l’aide d’un dermographe électrique, un appareil similaire à ceux utilisés en dermopigmentation. Il permet d’implanter le pigment par de petits points réguliers, créant ainsi un effet d’ombrage. Grâce à son moteur, l’outil offre un geste plus fluide, moins intrusif et plus régulier, particulièrement adapté aux zones sensibles.
Le tarif d’une prestation de maquillage semi-permanent varie selon plusieurs critères : la technique utilisée, l’expérience de la praticienne, la zone géographique, mais aussi le résultat souhaité.
En général, une séance de microblading coûte entre 200 et 350 euros, incluant la retouche 4 à 6 semaines après la prestation initiale. Le tarif peut varier selon la renommée de l’institut et le niveau de personnalisation du dessin. Le prix reste accessible, notamment en raison de l’outil manuel utilisé, qui nécessite moins d’équipement initial.
Le microshading est généralement proposé entre 250 et 400 euros, car il demande l’utilisation d’un dermographe, un appareil électrique plus coûteux. De plus, le travail de dégradé et d’ombrage nécessite une bonne maîtrise de l’intensité et de la régularité, ce qui valorise l’expertise de la praticienne.
Qu’il s’agisse de microblading ou de microshading, le tarif reflète :
Plutôt que de choisir entre microblading et microshading, il est tout à fait possible de combiner les deux techniques pour un résultat encore plus personnalisé et harmonieux. Cette approche mixte, souvent appelée “combo brows”, séduit de plus en plus de clientes en quête de sourcils à la fois naturels et intensifiés.
Cette méthode associe :
Le résultat est bluffant de réalisme : la ligne est bien définie, structurée, mais avec un effet maquillé léger qui sublime le regard sans l’alourdir.
Maîtriser le combo brows permet aux esthéticiennes de proposer une prestation haut de gamme, adaptée à une demande croissante. C’est aussi une manière de se démarquer de la concurrence en offrant un résultat sur mesure, qui répond à des critères esthétiques exigeants.