Deux techniques pour sublimer les sourcils, deux rendus très différents. Découvrez ce qui sépare l’effet poudré de l’effet poil à poil.
Dans l’univers du maquillage semi-permanent des sourcils, la beauté du regard passe par une ligne de sourcils parfaitement dessinée. Deux techniques de dermopigmentation se distinguent aujourd’hui : le microblading et le microshading. Bien que souvent confondues, elles présentent des différences notables, tant sur le rendu visuel que sur la méthode employée, le type de peau ciblée ou la tenue des pigments.
Ces deux techniques permettent de redessiner, intensifier et maquiller durablement les sourcils, pour un résultat très naturel ou plus sophistiqué selon les préférences. Découvrons ensemble ces procédés de précision qui subliment le regard et peuvent être associés à d’autres soins comme l’épilation, la teinture, voire la pose d’eyeliner ou de cils.
Qu’est-ce que le microblading ?
Le microblading est une technique manuelle de tatouage des sourcils, qui consiste à insérer des pigments dans la peau à l’aide d’un stylet muni de fines lames. Ce geste précis permet de tracer des traits très fins, semblables à des poils, pour redessiner les sourcils avec un effet très naturel.
Cette méthode de maquillage permanent est particulièrement appréciée pour son rendu “poil à poil”, qui crée l’illusion de sourcils fournis, bien structurés, sans effet trop maquillé. Le microblading est idéal pour les personnes ayant des sourcils clairsemés, asymétriques ou ayant perdu en densité avec le temps.
Chaque séance inclut généralement une retouche environ 4 à 6 semaines après la première intervention, afin d’ajuster la teinte, la forme ou l’intensité du contour des sourcils.
À choisir si… Vous recherchez un effet naturel et structuré
Le microblading s’adresse à celles et ceux qui souhaitent un résultat discret, proche du sourcil naturel. Cette technique est idéale pour :
- Les personnes aux sourcils clairsemés ou irréguliers, qui désirent redessiner leur ligne de sourcils tout en conservant un aspect authentique.
- Les personnes recherchant une restructuration précise, avec un contour net et une forme parfaitement adaptée à leur morphologie.
- Celles qui privilégient la sobriété : le rendu “poil à poil” offre un effet très naturel, sans l’aspect maquillé d’un eyeliner ou d’un sourcil dessiné au crayon.
Le microblading convient aussi très bien aux peaux normales à sèches, qui retiennent mieux les pigments. Pour les peaux grasses ou réactives, où le tatouage peut s’estomper plus vite, des techniques comme le microshading sont parfois plus adaptées.
Le microblading est une solution parfaite pour des sourcils parfaits, dessinés avec minutie et élégance, sans excès. Il peut être combiné à d’autres prestations comme l’épilation, la teinture ou la pose de liner, pour un regard structuré et durable.
Qu’est-ce que le microshading ?
Le microshading est une autre forme de maquillage permanent des sourcils, qui offre un rendu plus doux, poudré et maquillé. Contrairement au tracé “poil à poil” du microblading, le microshading reproduit l’effet d’un maquillage réalisé avec une teinte de crayon ou de poudre, grâce à une série de micro-points implantés sous la peau.
La technique est réalisée avec un dermographe, un appareil électrique précis, qui diffuse les pigments de manière homogène. Cela crée un dégradé subtil et flouté, idéal pour intensifier le regard sans en durcir les traits.
Le microshading est recommandé pour les personnes souhaitant un effet maquillé longue tenue, ou pour celles ayant une peau grasse ou sensible. C’est aussi une excellente alternative au tatouage des sourcils classique, souvent plus intense.
Cette technique, très prisée dans les instituts, s’adresse à toutes celles qui veulent des sourcils nets, équilibrés, et visiblement maquillés, sans avoir à utiliser crayon ou teinture chaque jour. Elle peut également s’accompagner d’autres soins comme la pose de cils, l’application d’eyeliner, ou l’entretien de la ligne de sourcils par épilation.
À choisir si… Vous recherchez un effet maquillé et doux
Le microshading est la solution idéale pour les personnes en quête d’un sourcil uniforme, maquillé et structuré, sans avoir à se maquiller chaque jour. Cette technique convient particulièrement :
- Aux personnes ayant une peau grasse, sensible ou sujette aux imperfections, pour qui le microblading est moins recommandé.
- À celles qui souhaitent un effet “make-up” discret, avec un résultat proche de l’ombre à paupières ou du crayon à sourcils.
- Aux personnes qui aiment les sourcils bien dessinés mais doux, avec une intensité progressive du centre vers la queue du sourcil.
Le microshading est également plébiscité par celles qui ont déjà un bon volume de poils naturels mais souhaitent densifier leur ligne, corriger de légères asymétries ou intensifier leur regard avec un effet flouté.
Cette technique est parfaite pour offrir un regard doux et soigné, tout en assurant un résultat longue tenue, résistant aux frottements, à l’eau et au maquillage quotidien. Un excellent choix pour les femmes actives ou sportives, en quête de praticité et d’élégance.
Les points communs entre microblading et microshading
Bien qu’elles diffèrent dans leur technique et leur rendu, le microblading et le microshading partagent plusieurs caractéristiques fondamentales. Toutes deux s’inscrivent dans le domaine du maquillage semi-permanent des sourcils, une prestation de plus en plus recherchée en institut pour ses résultats durables et personnalisés.
Voici leurs principaux points communs :
- Un objectif commun : sublimer le regard en restructurant la ligne des sourcils de façon harmonieuse et durable.
- Des pigments semi-permanents implantés dans la couche superficielle de l’épiderme, qui s’estompent progressivement au fil des mois.
- Une tenue moyenne de 12 à 18 mois, selon le type de peau, l’entretien et l’exposition au soleil.
- Des retouches recommandées environ 6 semaines après la première séance, puis une fois par an pour entretenir l’éclat du résultat.
- Un protocole d’hygiène rigoureux, indispensable pour garantir la sécurité de la cliente.
- Un diagnostic personnalisé, afin d’adapter la technique à la morphologie du visage, au type de peau et aux attentes esthétiques.
Quelles sont les différences d’effets visuels entre microblading et microshading ?
L’un des critères les plus importants dans le choix entre microblading et microshading réside dans le rendu visuel final. Chaque technique offre un style bien distinct, qui répond à des attentes esthétiques différentes.
Le microblading : un effet naturel “poil à poil”
Le microblading crée un rendu extrêmement réaliste, imitant les poils naturels. Chaque trait est dessiné manuellement pour suivre la courbe du sourcil, ce qui donne l’illusion d’un sourcil fourni, net et bien dessiné, sans effet maquillé. Le résultat est idéal pour celles qui recherchent un effet discret, naturel et structuré.
Le microshading : un effet poudré et maquillé
Le microshading, quant à lui, reproduit l’apparence d’un maquillage léger, comme si les sourcils avaient été dessinés au crayon ou à l’ombre. L’effet est plus uniforme, doux et flouté, avec une intensité graduelle, souvent plus marquée vers la queue du sourcil. C’est une solution parfaite pour obtenir des sourcils sophistiqués, même sans maquillage.
Différences entre microblading et microshading pour la cicatrisation
Bien que proches dans leur objectif, le microblading et le microshading n’impliquent pas exactement le même processus de cicatrisation. Pour les praticiennes comme pour les clientes, il est important de bien comprendre ces différences afin d’assurer un suivi adapté et un résultat optimal.
Cicatrisation du microblading
Le microblading, réalisé manuellement avec une lame fine, provoque de micro-incisions plus superficielles mais bien définies. La cicatrisation peut parfois être plus visible, notamment si la peau est fine ou réactive. On observe souvent une desquamation légère entre le 4e et le 7e jour, avec un léger effet “croûtes fines”. La couleur peut paraître plus foncée les premiers jours, puis s’éclaircir après cicatrisation.
Cicatrisation du microshading
Le microshading, quant à lui, utilise un dermographe pour implanter des pigments sous forme de micro-points diffus. Cette technique étant plus douce, la cicatrisation est généralement plus homogène et moins marquée. La peau réagit peu, ce qui en fait une méthode particulièrement adaptée aux peaux sensibles. Le résultat reste plus stable et s’estompe plus progressivement au fil du temps.
Conseils post-séance communs
Dans les deux cas, il va falloir respecter un protocole de soins post-traitement :
- Nettoyage doux sans frotter
- Application d’une crème cicatrisante adaptée
- Éviter maquillage, soleil, hammam ou piscine pendant environ 7 à 10 jours
Bien accompagné, le processus de cicatrisation se passe généralement très bien. C’est aussi un point clé abordé lors des formations CB Formation, afin d’apprendre à gérer le suivi client avec professionnalisme.
Différence d’outils utilisés entre microshading et microblading
Les techniques de microblading et de microshading ne mobilisent pas les mêmes outils, ce qui influe directement sur le geste, la précision et le rendu final. Pour les professionnels de l’esthétique, bien maîtriser ces instruments est essentiel pour garantir sécurité, hygiène et résultat optimal.
Le microblading : un outil manuel à lame
Le microblading est réalisé à l’aide d’un stylet manuel équipé d’une micro-lame. Cette lame, composée de plusieurs aiguilles très fines alignées, permet d’inciser légèrement la peau pour y déposer le pigment. Le geste est précis, minutieux, et demande une excellente dextérité. L’aspect artisanal de cette méthode nécessite un vrai savoir-faire et une formation spécifique, notamment pour adapter la pression et la profondeur des traits.
Le microshading : un dermographe électrique
Le microshading s’effectue à l’aide d’un dermographe électrique, un appareil similaire à ceux utilisés en dermopigmentation. Il permet d’implanter le pigment par de petits points réguliers, créant ainsi un effet d’ombrage. Grâce à son moteur, l’outil offre un geste plus fluide, moins intrusif et plus régulier, particulièrement adapté aux zones sensibles.
Choisir le bon outil selon la technique
- Le stylet manuel du microblading est parfait pour un travail poil à poil très détaillé.
- Le dermographe du microshading est idéal pour un résultat poudré, homogène et progressif.
Différence de prix entre microblading et microshading
Le tarif d’une prestation de maquillage semi-permanent varie selon plusieurs critères : la technique utilisée, l’expérience de la praticienne, la zone géographique, mais aussi le résultat souhaité.
Microblading : un tarif légèrement plus accessible
En général, une séance de microblading coûte entre 200 et 350 euros, incluant la retouche 4 à 6 semaines après la prestation initiale. Le tarif peut varier selon la renommée de l’institut et le niveau de personnalisation du dessin. Le prix reste accessible, notamment en raison de l’outil manuel utilisé, qui nécessite moins d’équipement initial.
Microshading : une technique souvent un peu plus onéreuse
Le microshading est généralement proposé entre 250 et 400 euros, car il demande l’utilisation d’un dermographe, un appareil électrique plus coûteux. De plus, le travail de dégradé et d’ombrage nécessite une bonne maîtrise de l’intensité et de la régularité, ce qui valorise l’expertise de la praticienne.
Ce que la cliente paie vraiment : la qualité et le rendu
Qu’il s’agisse de microblading ou de microshading, le tarif reflète :
- La technicité de la méthode
- Le matériel utilisé
- Le temps de réalisation (souvent 1h30 à 2h)
- Et surtout, le résultat final personnalisé
Microshading et microblading : combiner les deux techniques
Plutôt que de choisir entre microblading et microshading, il est tout à fait possible de combiner les deux techniques pour un résultat encore plus personnalisé et harmonieux. Cette approche mixte, souvent appelée “combo brows”, séduit de plus en plus de clientes en quête de sourcils à la fois naturels et intensifiés.
Le combo brows : le meilleur des deux mondes
Cette méthode associe :
- Le microblading pour redessiner la base du sourcil et imiter les poils naturels, notamment en tête de sourcil.
- Le microshading pour apporter de la densité et un effet poudré subtil sur le reste du sourcil, en particulier sur la queue.
Le résultat est bluffant de réalisme : la ligne est bien définie, structurée, mais avec un effet maquillé léger qui sublime le regard sans l’alourdir.
Pour quel profil ?
- Celles qui souhaitent un effet naturel mais plus soutenu que le simple microblading.
- Les personnes avec une base de sourcils irrégulière, à qui il faut redonner à la fois structure et volume.
- Les personnes habituées au maquillage, mais souhaitant un gain de temps et un rendu durable.
Un atout pour les professionnels
Maîtriser le combo brows permet aux esthéticiennes de proposer une prestation haut de gamme, adaptée à une demande croissante. C’est aussi une manière de se démarquer de la concurrence en offrant un résultat sur mesure, qui répond à des critères esthétiques exigeants.

